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Bienvenue sur le site de Max CILLA

 

Maître  de la flûte traditionnelle, que son pays nomme « Le Père de la Flûte des Mornes ».

Les Mornes désignent les régions montagneuses aux Antilles, les hauteurs du pays. C’est aussi la campagne profonde, « les grands bois » qui inspirent des rêves mystiques et animent l’imagination des conteurs et des poètes.

Les Mornes furent les refuges des nègres marrons, ceux qui suite à leurs actes de courage et de révolte pour s’évader de l’asservissement esclavagiste, étaient poursuivis par les colons.

Les Mornes, nos montagnes, lieu chargé d’histoires et de vie, où le souffle de l’esprit se fait mieux sentir et entendre, la demeure des dieux comme le disent les légendes, c’est dans les Mornes de la Martinique, en pleine campagne, au fond des bois, qu’a eu lieu la naissance de la flûte de bambou : il s’agit bien de la traversière à six trous, populairement désignée comme la « toutou’n bambou » (tube sonore de bambou).

« Vous descendez de vos Mornes ! » était dit, hélas – et peut-être encore dit – d’un air hautain par ceux de la ville, en mal d’identité, aux gens des campagnes, pour tenter de les abaisser, de générer en eux un complexe d’infériorité.

Max Cilla, dans sa conscience de précurseur de la « toutou’n bambou », s’aperçut qu’autour des Mornes, se rassemblait une somme d’attributs divers, les prédisposant à être le symbole des valeurs naturelles, culturelles, d’authenticité d’être et de résistance à toute sorte de tentatives d’aliénation ou d’endoctrinement.

Fort de tout cela, dès le début de ses efforts pour restaurer cet instrument de musique des campagnes et lui attribuer une juste place au sein de l’organologie, il a eu l’inspiration de le légitimiser en lui attribuant ce nom : LA FLUTE DES MORNES.

Il a donc fait un symbole vivant, dont le souffle propulse et anime les énergies de la Vie, de la Joie, de la Lumière……

« Je suis sensible au caractère expressif du souffle de vie et au sentiment universel profond qui transparaissent dans toute expression musicale authentique ».

En effet, dès 1970, Max Cilla a défendu les qualités de cette flûte, non seulement en tant qu’instrument spécifique, mais en tant que vecteur d’un style d’expression musicale propre à nos campagnes. Il lui a fallu persévérer de longues années pour faire émerger cette flûte, dans un contexte où l’aliénation générale la destinait à disparaître. Ses recherches lui ont permis de mettre au point une méthode de fabrication précise de ces flûtes dans toutes les tonalités, et, de créer une tablature proposant un champ de possibilités techniques plus vaste.

Dans le même temps, il a composé des pièces à caractère traditionnel et d’autres de musique savante qui, de nos jours, font partie des classiques martiniquais.

Toute cette créativité contribue à la faire reconnaître, au début des années 1980, pour les critiques d’art, la presse du pays et l’opinion publique comme le précurseur de la flûte traditionnelle et le nommer « Le Père de la Flûte des Mornes ».

« Ma musique est traditionnelle progressive. Traditionnelle, car son essence même est puisée du bel air, de son souffle et de ses pulsions rythmiques. Mais en même temps, comme je suis un citoyen du monde contemporain qui vit toute une synthèse des cultures, je me suis imprégné de beaucoup de belles choses d’horizons divers. Il se trouve que j’exprime une musique où l’on retrouve les paramètres et le lyrisme du classique et certaines sonorités cubaines. »

Auteur, compositeur, interprète, facteur d’instruments, leader de groupe musical dont les compositions sont inspirées de l’oralité rurale martiniquaise, Max CILLA, après 30 ans de carrière, offre une musique d’une spiritualité universelle et d’enracinement, pleine de vie joyeuse et dansante : une harmonieuse alliance de mélodies et de rythmes.